Le Portugal en enfer, la Grèce au Panthéon
C'est un exploit phénoménal qu'ont réussi les Grecs, hier soir, en s'imposant en finale contre le pays hôte pour remporter leur premier titre majeur. Les Portugais finissent leur Euro dans les larmes.
Ils sont entrés hier dans la légende et ont brisé le coeur de tout le Portugal qui pleure son rêve envolé. Les Grecs, « héros » de la mythologie moderne ont signé au stade de la Luz une des plus grandes surprises de l'histoire du football mondial. En remportant hier la finale de l'Euro 2004 face à des Portugais archifavoris (1-0), les joueurs d'Otto Rehhagel ont rejoint directement l'Olympe.
C'est comparable à la victoire de l'Uruguay sur le Brésil lors du Mondial 1950, à celle de l'Allemagne sur la grande Hongrie lors du Mondial 1954, ou encore à l'exploit du Danemark lors de l'Euro 1992. Les Danois des frères Laudrup avaient conquis le titre après avoir été repêchés pour la phase finale après l'exclusion de la Yougoslavie. Dans cet Euro magistralement organisé par le Portugal, les Grecs se sont présentés avec une équipe de quasi inconnus. Seuls Dellas (AS Rome) et le buteur Charisteas, champion d'Allemagne avec le Werder Brême, s'illustrent à l'étranger. Mais ce succès est amplement mérité : les Grecs avaient déjà créé la surprise en battant le Portugal en match d'ouverture (2-1), la France en quarts de finale (1-0) et la République tchèque en demi-finale (1-0). Pas mal pour le Petit Poucet de la compétition. En remportant l'Euro, la Grèce adresse donc un formidable pied de nez à toutes les supposées grandes nations de football et à tous les recruteurs de la planète. Sans bruit et en appliquant de vieilles recettes, la bande de joyeux « Argonautes » est donc allée décrocher la lune. Car si Scolari est un sorcier, Otto Rehhagel est un serrurier. Depuis 2001, il a patiemment construit l'un des verrous les plus efficaces d'Europe. Une machine de précision avec des rouages essentiels. Dellas bien sûr mais aussi Kapsis, Fyssas, Seitaridis : on ne passe pas ! Et malgré le talent de Ronaldo, de Figo, Deco et la volonté de Maniche, les Portugais butent sur un véritable hérisson. Figo fait pourtant parler sa technique pour obtenir le premier corner. Miguel place un premier tir. Mais ce sont bien les Grecs qui se montrent les plus menaçants notamment par Charisteas au terme d'un mouvement collectif très maîtrisé. Car voilà bien ce qui épate le plus chez ces Grecs. Non seulement, ils défendent comme des chefs mais leurs relances sont propres et servies par une technique irréprochable. Les Portugais ne trouvent pas la solution. L'affaire prend un air de déjà-vu avec le match d'ouverture. Fort de cet ascendant moral, Rehhagel a d'ailleurs choisi d'aligner pour la « revanche » la même équipe à une unité près.
Chagrin éternel
Et tant pis si cette finale lourde n'accouche pas d'un sommet footballistique. Alferd Hitchcock hante sans doute le stade de la Luz. Suspense à chaque instant. Et crises de nerfs à gogo pour les supporters lusitaniens si fiers de leur « Selecçâo », si désireux d'entrer enfin au panthéon des grandes nations de football. Une crise de nerfs qui se transforme en crise cardiaque quand à l'approche de l'heure de jeu (57 e ), Charisteas signe d'une tête magistrale son troisième but depuis le début de l'Euro. Celui de la victoire. Celui du chagrin éternel pour le Portugal. Rien n'y fera plus. Pas même la rentrée de Rui Costa. Pas même les dernières occasions de Ronaldo et Nuno Gomes. 2004 est bien l'année de la Grèce. Cela promet au mois d'août, pour les Jeux Olympiques d'Athènes...
Les Grecs ont tiré quatre fois en 90 minutes pour un unique tir cadré, sur l'action du but. Il est consécutif au seul corner qu'ils ont obtenu. Les Portugais ont, eux, tenté leur chance à dix-sept reprises pour cinq tirs cadrés.
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c derniere frase resume a kel poin le Portugal ne meritai pa cete defaite. Le Portugal ki a produi du jeu, tenter, dribler alor ke les Grek se contente de defendre et atende le bon momen pr marker un but precieu,encor une foi ici sur corner come lor de la
demi final contre la Republik Tchek. Enorme deception pr tou les suporter portugais...
On n oublira pa non plu les larme de Cristiano Ronaldo a la fin du match ki per ici la premiere final de sa carriere, nul doute k il ora l occasion d en remporter d otre...